ctualités

 
Eté 2017 - La double vie, les mensonges et les dissimulations de l'avant coming out

Un bel article de David Perrotin publié sur Buzzfeed : "des gays et lesbiennes, anonymes ou connus, nous racontent leur avant coming out. Une période difficile marquée par des dissimulations et des mensonges, parfois grotesques, toujours pénibles".

Extrait : Pauline, ingénieure agronome de 29 ans, s'est toujours demandée pourquoi elle cachait à tout prix le fait d'être lesbienne. «En plus de la culpabilité de mentir à mon entourage, je me demandais toujours pourquoi je ne faisais pas mon coming out. Mes parents étaient très ouverts, mes amis aussi, mais je n'y arrivais pas. Je crois que l'image des homos dans la société est tellement dévalorisée que j'avais intériorisé cela.»
 
Janvier 2017 - Devenir il ou elle, des jeunes trans' racontent leurs histoires sur France 5

Mardi 10 janvier 2017  était diffusé sur France 5 le documentaire Devenir il ou elle dans l'émission Le monde en Face présentée par Marina Carrère d'Encausse. Il raconte l'histoire de cinq adolescent-e-s trans' dans leurs parcours pour être reconnu-e-s dans leur identité.
Ils et elles ont entre 15 et 18 ans et vivent en France ou aux Pays-Bas. Entre la découverte de leurs transidentités, leurs coming-out, la relation avec leur entourage et les personnes qui les accompagnent dans leurs parcours, Léna, Lucas, Eléna, Connor et Bas se racontent et donnent à voir leur quotidien.


Par leurs témoignages, ces adolescent-e-s montrent que l'on peut affirmer son identité très tôt. Il est encore rare que la parole soit donnée aux jeunes personnes trans'. Si leur accompagnement est déjà bien pris en charge aux Pays-Bas où ils et elles peuvent entamer leur transition dès 12 ans, la situation est encore compliquée en France. Quelques associations tentent de faire avancer les choses mais les structures adaptées commencent à peine à se mettre en place. 

 

Octobre 2016 - le jeu des familles arc-en-ciel

SOS homophobie (et sa délégation alsacienne en particulier) sont heureux de vous présenter le jeu des familles arc-en-ciel. Pourquoi arc-en-ciel ? Pour la diversité bien sûr, car beaucoup des familles actuelles ne correspondent plus exactement au modèle "un papa, une maman, un garçon et une fille" (tous blancs et hétéros, en plus) véhiculé par la plupart des jeux de société. Ce jeu met au contraire en scène des configurations familiales très diversifiées, permettant aux petits comme aux grands de s'ouvrir à tous les possibles, voire même de se reconnaître dans l'un de ses personnages hauts en couleur. Et quoi de mieux pour faire passer les messages que le jeu ? Alors amusez-vous bien !
Le jeu est disponible dans la boutique de SOS homophobie.



Juin 2016 - Zootopie, une fable modernie qui prône le vivre ensemble 

Dans l’équipe de C'est comme ça, nous sommes friand-e-s des œuvres qui parlent de diversité, et ce, sous toutes ses formes… Et si le film Zootopie n’aborde pas la thématique LGBT de manière frontale, il parle de valeurs positives d’acceptation de soi et des autres ! 
Cette analyse du film ne sera peut-être pas partagée par tou-te-s ;) Á vous de vous faire votre avis… Mais une chose est sûre… quand vous aurez découvert le gentil Benjamin Clawhauser, vous deviendrez aussi "guépard-friendly" que nous le sommes !

C’est un gros guépard tout boudiné dans son costume de policier. Sur son bureau, il y a un bocal rempli de bonbons multicolores, un bol de céréales et une panoplie d’objets à la gloire de Gazelle, une chanteuse pop à succès toujours entourée de danseurs bodybuildés. Ce personnage habite Zootopie et s’appelle Benjamin Clawhauser. Et il s’agit peut-être d'un des premiers personnages gay des films d’animation de Disney. Ou peut-être pas…

Zootopie est un dessin animé sorti au cinéma en France le 17 février 2016 et que l’on peut retrouver en DVD depuis le 29 juin. Son histoire est simple : une mystérieuse série de disparitions trouble la ville de Zootopie, un univers où tous les animaux cohabitaient jusqu’alors en parfaite harmonie. La lapine Judy Hops va mener l’enquête, très vite rejointe par un rusé renard du nom de Nick Wilde. Les deux héros vont rencontrer au fil de leur enquête une série de personnages aussi drôles qu’inattendus. Parmi eux, un guépard qui joue avec nos idées reçues…

Le guépard est un animal carnassier qui court à une vitesse folle ? Benjamin Clawhauser, lui, est un gentil guépard qui raffole des donuts (parfois oubliés dans son double menton) et a du mal à se déplacer, en raison de son gros ventre. Son passe-temps favori : jouer avec une application sur son smartphone où il peut danser avec sa chanteuse préférée (doublée par la chanteuse Shakira en version originale). Le gros guépard voue un culte à cette gazelle au point d’exhiber fièrement une tasse rose « I love Gazelle » et une boule à neige avec la chanteuse en effigie à l’entrée du commissariat où il travaille.

S’agit-il là de clins d’œil à la culture gay ? Gazelle est-elle l’Ariana Grande du monde des animaux ? Le mystère reste entier. Et c’est justement là tout l’intérêt de Zootopie. Dans ce monde d’animaux qui ressemblent en tous points à des humains, toutes les différences existent et le film joue sans cesse avec les idées reçues de chacun. Une lapine peut-elle devenir inspecteur de police ? Un renard est-il forcément rusé ? Un guépard est-il destiné à devenir un dangereux prédateur ? Peut-on résumer qui je suis à mon orientation sexuelle ? Á mon genre ? Á mes origines ? Á ma couleur de peau ? Á ce que j’aime et ce en quoi je crois ?
Zootopie est une fable moderne qui montre que nous sommes tou-te-s, individuellement, différent-e-s, et qu’il est possible de vivre ensemble. Le grand méchant de Zootopie, c’est le raccourci facile, l’idée reçue.

Alors, partant de ce principe, Benjamin Clawhauser est-il l'un des premiers personnages gay de l’univers Disney ? Peut-être ou peut-être pas. Et si finalement le propos n’était pas là ? Et si le gros guépard avait le droit d’être hétérohomobi ou ne pas avoir de sexualité du tout ?

Les studios Disney ne se mouilleront sans doute pas sur la question et nous laisseront avec ce qu’ils maîtrisent à la perfection : une bonne dose d’imagination…



Février 2016 - De jeunes stars qui s'assument et s'engagent
Son nom n'est pas encore très connu mais tou-te-s les fans de Hunger Games la reconnaîtront: Amandla Stenberg a incarné Rue, la jeune tribut du District 11 dans le premier film de la saga. Le magazine américain Teenvogue vient de la choisir pour la couverture de son numéro de février pour incarner les "Power girls" : les nouveaux visages du féminisme.
A cette occasion, la jeune actrice de 17 ans a pris les rênes du compte Snapchat du magazine pour une journée au terme de laquelle elle annonçait, avec simplicité et force, sa bisexualité: "C’est très, très difficile d’être réduite au silence, et cela fait vraiment mal de devoir se battre contre qui on est en essayant de rentrer dans des normes qui ne nous conviennent pas… En tant que personne qui s'identifie comme femme noire et bisexuelle, j’ai traversé tout cela, et ça fait mal, c'est bizarre et inconfortable... mais je me suis rendue compte que je n’avais absolument rien à changer. "
(lire toute la traduction de sa déclaration sur Yagg).
 

Une photo publiée par amandla (@amandlastenberg) le

Autre jeune figure montante : Rowan Blanchard, la star de la série Le monde de Riley (Girl Meets World en VO) diffusée sur Disney Channel. Elle y incarne Riley, l'aînée de la famille Matthews dont on suit les aventures quotidiennes.
Rowan, à tout juste 14 ans, faisait partie des 30 adolescent-e-s les plus influent-e-s de 2015, selon le Time. Elle avait notamment fait parler d'elle en partageant son point de vue éclairé sur l'importance d'un féminisme intersectionnel* dans un post Tumblr et sur son compte Instagram. Dans une récente discussion sur Twitter, la jeune actrice a déclaré s'identifier comme queer. En effet, à une fan de la série réclamant une Riley bisexuelle en 2016 (de nombreux/ses fans ont tendance à imaginer une relation entre Riley et sa meilleure amie Maya), Rowan a répondu qu'elle soutiendrait complètement cette possibilité et que, même s'il ne s'agissait pas forcément du personnage de Riley, il était "très très très important pour [elle], étant queer, qu'il y ait ce type de représentation dans la série". Dans la même journée, elle a ajouté sur le réseau social: "si dans ma vie, je n'ai pour le moment aimé que des garçons, je ne veux pourtant pas m’étiqueter hétéro, gay ou autre donc je ne me fixe aucune étiquette - j'existe, tout simplement :)".
Une étiquette, George Shelley ne veut pas non plus s'en attribuer une. Membre du groupe Union J formé en 2012 dans la version britannique de X Factor, le chanteur de 22 ans, à travers une vidéo diffusée sur sa chaine Youtube, a voulu partager avec son public son "cheminement personnel". À la suite de sa participation fin 2015 à l'émission de télé-réalité Je suis une célébrité... Sortez-moi de la ! (I'm a Celebrity... Get me out of here! en version originale) qui l’a remis au devant de la scène, il voulait clarifier les choses et mettre fin aux spéculations sur son orientation sexuelle.

Les étiquettes “hétéro”, “gay” ou “bi”, pour lui, c'est dépassé mais il a envie d'être lui-même et d'arrêter de s'inquiéter de ce qu'on pourra dire de lui selon la personne avec qui il se met en couple. Il a eu des histoires avec des filles mais aussi avec des garçons et, selon lui, ça ne devrait pas faire de différence.
 
 
En toute simplicité, chacun-e à leur manière mais toujours avec beaucoup de sincérité, ces trois jeunes stars ont voulu s'assumer pleinement aux yeux de leur public. On retrouve chez tou-te-s cette volonté de de ne pas s'enfermer dans une case, de pouvoir être libre de vivre leur vie pleinement et d'aimer qui bon leur semble. Ces déclarations sont de plus en plus fréquentes dans les pays anglo-saxons, qu'elles viennent de célébrités ou d'anonymes (les vidéos de coming-out sur Youtube se multiplient). À quand pour la France ?


* On parle d’intersectionnalité quand des personnes subissent plusieurs formes de domination ou de discrimination à la fois. Par exemple, Amandla Stenberg peut subir trois discriminations à la fois : parce qu’elle est femme, bisexuelle et noire.

 


Janvier 2016 - Antony Hegarty est nommée aux Orcars


La chanson "Manta Ray", composée par J. Ralph et écrite et chantée par Antony Hegarty, concourt au titre de meilleure chanson originale des Oscars 2016 dont la cérémonie se déroulera le 28 février. C'est la deuxième nomination pour J. Ralph mais c'est une première pour Antony qui devient ainsi la deuxième artiste trans à être nommée aux Oscars, trente ans après Angela Morley, compositrice anglaise nommée deux fois, en 1970 et en 1976. S'il ne fait aucun doute que cette nomination s'explique avant tout par son talent et la puissance de cette chanson portée par sa voix si particulière, c'est un getse de reconnaissance important et rare pour toutes les personnes trans.
 


"Manta Ray" de J. Ralph & Antony Hegarty

Le morceau est extrait du documentaire Racing Extinction de Louie Psihoyos dans lequel on suit des activistes qui luttent contre l'extinction des espèces provoquée par l'Homme (selon certain-e-s scientifiques, la moitiée des espèces présentes actuellement sur terre pourrait disparaître d'ici la fin du siècle). C'est en voyant l'enregistrement poignant d'un oiseau Kauai O'o qui chante pour une femelle qui ne viendra jamais, ignorant qu'il est le dernier de son espèce, que J. Ralph s'est inspiré pour créer la mélodie de "Manta Ray". Alors que cette espèce est maintenant disparue, Ralph a voulu composer comme une réponse à ce dernier appel. Il a automatiquement pensé à Antony Hegarty pour écrire les paroles de cette mélodie et y poser sa voix.



Janvier 2016 - La trilogie Blue Neighbourhood issue du dernier album de Troye Sivan

C'est comme ça vous présentait il y a quelque temps Troye Sivan, un jeune artiste et célèbre youtubeur qui a fait son coming out en 2013 dans une vidéo émouvante vue plus de 6,000,000 de fois. Ce dernier a sorti en décembre 2015 son premier album studio, Blue Neighbourhood, dont trois titres ont fait l'objet d'une série de clips. Les morceaux "Wild", "Fools" et "Talk me down" forment une trilogie qui raconte l'évolution d'une relation amoureuse entre deux garçons sur plusieurs années et aborde des sujets comme l'homophobie et l'acceptation de soi.


Clip de Wild: Blue Neighbourhood part 1/3


Clip de Fools: Blue Neighbourhood part 2/3


Clip de Talk me down, Blue Neighbourhood part 3/3

 


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