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ndrogynie

On qualifie quelqu’un-e d’androgyne si son apparence ne permet pas facilement de déterminer si c’est une femme ou un homme. Le terme est dérivé de deux mots grecs, andros (l'homme, comme appartenance de genre) et gynè (la femme). On parle souvent d’allure (ou de look) androgyne… Il ne faut pas confondre l’androgynie avec l’hermaphrodisme : la première est une question d’apparence ou de ressenti, alors que le deuxième est un fait biologique. Une personne hermaphrodite dispose à la fois d’organes génitaux masculins et féminins, suite à un fonctionnement hormonal particulier ou parce qu’elle dispose de trois chromosomes sexués (deux X et un Y) au lieu de deux. Dans ce dernier cas de figure, on parle d’ailleurs de personnes intersexuées. L’intersexuation peut poser problème au moment de la puberté, quand on est obligé par la société de choisir son sexe. C’est un phénomène plutôt rare. La cinéaste argentine Lucia Puenzo lui a consacré un beau film, XXY.

L’apparence androgyne est plus répandue. C’est un phénomène plus mouvant, et avant tout une affaire de look : choisi, revendiqué, ou ressenti par les autres. Ce peut être aussi quelque chose d’involontaire : les enfants pré-pubères sont tous plus ou moins androgynes, même si les parents ou l’environnement s’efforcent de masculiniser les garçons et de féminiser les filles ; parfois, l’androgynie à l’adolescence est liée à une puberté tardive. Elle est aussi un refuge pour des jeunes trans. Elle n’est en revanche que rarement un indice d’homosexualité, même si elle est parfois interprétée comme cela au collège ou au lycée. Anne Percin en parle dans son roman L’Âge d’ange.

 
 

Photo : Brian Molko, chanteur du groupe de rock Placebo

 


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