ortrait : Océanerosemarie


Océanerosemarie est une comédienne, auteure, chanteuse et chroniqueuse radio, née à Paris en 1977. Cette artiste aux talents très divers s’est fait connaître en 2011, avec le nom d’Oshen, en sortant son troisième album : La Pudeur. Elle parle d’amour, avec humour, mais aussi de questions plus sérieuses, telle que la rupture.

Cette même année, elle monte sur scène, en tant qu’Océanerosemarie, avec le spectacle La Lesbienne invisible. Elle raconte sa vie, comment sa mère lui a fait prendre conscience de son homosexualité, à quel point elle a eu du mal à s’intégrer dans un univers communautaire lesbien qui a ses codes. Car Océanerosemarie a une particularité : elle est très féminine. Elle expose alors ses tribulations pour coller aux stéréotypes de la lesbienne masculine, pour au final, s’intégrer sans devoir renier qui elle est.

Cette célébrité nouvelle lui permet aussi de soutenir des projets contre la lesbophobie. Notamment le projet Foot for love (http://footforlove.yagg.com/), qui a pour but de faire venir en France l’équipe de foot lesbien, le Thokozani FC, d’Afrique du Sud. Foot for love a aussi pour objectif de rappeler que les violences à l’encontre des lesbiennes, dans le pays de Nelson Mandela, sont encore présentes. Cette même année elle s’associe à un autre projet, celui de l’association Gouine comme un camion, pour récolter des fonds afin d’obtenir un char lors de la Gay Pride parisienne 2012.


Grâce à la notoriété que lui apporte son spectacle, elle devient chroniqueuse en 2013 dans les émissions Faites entrer l’invitée sur Europe 1 et On va tous y passer sur France Inter. Elle traite des sujets d’actualités avec son côté décalé, utilisant tantôt de l’humour noir, tantôt plaidant sa cause pour ne pas être attaquée par l’invité-e ou ne pas être renvoyée. Elle continue à s’investir dans son spectacle, et la cause LGBT, lors d’une interview donnée sur Europe 1, dans des Clics et des claques. Elle explique qu’elle accepte être "la lesbienne de service", ce n’est pas un problème, au contraire, ça permet une visibilité de l’homosexualité féminine, et aux jeunes homosexuelles de pouvoir s’identifier à quelqu’un. Elle affirme aussi, à propos du débat sur le mariage pour tous, que refuser ce droit, c’est être homophobe, elle s’explique ainsi : "je pense que vouloir que des gens n’aient pas les mêmes droits que les autres, c’est très simplement de l’homophobie, il ne faut pas se voiler la face. Il faut dire les choses comme elles sont: refuser que les homosexuel-le-s puissent avoir les mêmes droits, c’est considérer qu’ils sont inférieurs, c’est de la discrimination". Elle veut promouvoir des évènements gay-friendly pour lutter contre cela, et pour ce faire, elle réalise une vidéo de soutien pour l’organisation des gay-games 2018 à Paris. Elle y explique "que le sport c’est un peu comme l’humour même si l’humour c’est un peu moins fatiguant, est une façon assez efficace de lutter contre la discrimination".
 

Entre deux combats, elle publie en 2012 Ma Cuisine lesbienne et en 2013 Le Guide du mariage homo. Autant dire qu’elle est hyperactive, et elle continue à l’être en 2014. En effet dès mai, c’est Act-Up Paris qui recevait son aide, pour récolter des dons afin de continuer ses actions. Sur un ton plus léger, c’est en décembre qu’elle fait son retour sur les planches, avec son spectacle Chatons violents, où elle abordera encore une fois des sujets de société délicats, mais avec sa drôlerie et son humour caustique habituel.
 
 


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