émoignage

La banalité de l'homosexualité

Salut tout le monde, je m’appelle Guillaume*, j’ai 17 ans et je suis en terminale dans un lycée de l’Est parisien. Après tous les témoignages que j’ai lus sur votre site, je me suis dit qu’il était temps que je poste le mien !
Comme beaucoup d’autres, j’ai découvert mon homosexualité en fin de collège, quand le désir sexuel se fait sentir et qu’il n’est plus possible de se le cacher. En quatrième, précisément, j’ai posé un mot dessus et j’ai bien dû l’accepter. Étrangement ça ne m’a pas du tout fait peur sur le moment, j’imaginais que c’était une phase et que tout "rentrerait dans l’ordre" assez rapidement. Toutefois en troisième j’ai bien dû remarquer que mon désir pour les garçons se maintenait et que j’étais réellement homosexuel. À ce moment-là, j’ai vraiment eu peur de ce que serait mon avenir. Je n’en avais pas la moindre idée ; pourtant j’avais des parrains gays, que je ne connaissais pas trop mal, mais ils avaient l’âge de mes parents, et dans ma tête c’étaient des homosexuels d’une autre génération au vécu irrémédiablement différent du mien. Je me suis donc retrouvé particulièrement isolé, d’autant plus que mes amis d’enfance me lâchaient, parce que je devais être un peu trop typé "intello", et que mes parents divorçaient. Il a fallu attendre que je tombe amoureux d’un garçon, au retour des vacances de Pâques, pour que je comprenne que l’homosexualité impliquait également les relations amoureuses, et pas seulement d’un soir. Jusque là en effet, tout ce que j’en connaissais était ce que j’en avais trouvé sur internet, autrement dit les positions sexuelles, ce qui me laissait présager un avenir sombre et solitaire. Bien sûr, le garçon dont je vous parlais n’était pas gay, même si nous allions au cinéma tous les deux, ce qui m’a beaucoup fait espérer, mais j’avais compris qu’être moi n’était pas une tare, et que je pourrais même en être heureux. Étant du genre romantique, j’étais donc beaucoup plus rassuré à mon entrée en seconde. Je l’ai dit à une cousine, qui l’a très bien pris, et à mes parrains gays, qui ne s’y attendaient pas du tout. C’était très drôle d’ailleurs, ils sont bien restés cinq minutes abasourdis en me demandant comment je pouvais le savoir aussi jeune. Ma mère m’a dit que quand j’étais petit et qu’elle m’avait appris leur homosexualité, je m’étais bouché les oreilles en refusant de l’écouter. Comme quoi les choses changent…
Le lycée a bouleversé pas mal de choses. J’avais une toute nouvelle bande de potes, dans un bahut ouvert et tolérant : par exemple, les débats sur le mariage pour tous en ECJS étaient totalement dépourvus d’intérêt, puisque nous étions tous pour ! En réalité, la classe était ouverte sur le mariage en lui-même, plus divisée sur l’adoption, mais c’était déjà un progrès considérable. Du côté de mon groupe de potes, mon meilleur ami, qui me parlait des filles à peu près toute la journée, a remarqué un jour qu’étrangement, je n’en parlais jamais ! J’ai donc fini par lui avouer que j’étais gay. Je ne devrais pas utiliser ce terme, puisqu’il n’y a rien dont je devrais avoir honte, mais la façon dont je l’ai fait ressemble bien à un aveu. J’ai demandé à aller chez lui, à fermer la porte, et là, enfin seul à seul, je lui ai dit. Là encore, réaction très drôle : il m’a regardé avec des yeux ronds pendant dix minutes, refusant lui aussi de me croire. Il n’avait rien deviné, et il m’a dit n’avoir aucun préjugé parce que j’étais le premier qu’il connaissait.
Petit à petit, je l’ai dit à d’autres amis, et ce cercle grandissant, j’ai pu blaguer avec eux sur ce sujet. On y faisait des allusions à table que personne d’autre ne pouvait comprendre, et on riait sous cape. Il y a un mois, j’ai même fait croire à une copine que j’étais homophobe ; oui c’est cruel, et j’ai fini par lui dire la vérité, mais les autres ont pratiquement manqué de s’étouffer de rire. Ça fait partie des petits plaisirs de la vie gay. Pour en revenir à ma seconde, je suis tombé amoureux d’un autre garçon, qui lui était en terminale et que je connaissais par l’aumônerie. Parce que oui, j’étais croyant et, aussi bête que cela puisse paraître, je crois que ça m’a pas mal aidé dans mon acceptation de moi. Le garçon en question me faisait la bise, ce qui est très surprenant mais aussi très agréable la première fois, surtout que j’étais le seul mec à en bénéficier ; il m’ébouriffait les cheveux, il m’avait une fois invité chez lui, en résumé il était très gentil, physiquement très plaisant, et j’avais vraiment envie d’y croire. En plus il portait des pantalons de couleur, ce qui me confortait dans mes clichés. Malheureusement, au bout de deux mois de ce petit jeu, pendant lesquels j’étais aux anges, il a subitement arrêté de se montrer aussi attentionné. On en est revenu à une relation normale, pas distante mais normale, entre deux garçons qui se voient une fois par semaine, et j’ai essayé plus que tout de l’oublier. Hélas le cœur ne se contrôle pas, et je me suis résolu à tout lui dire un an après. C’est dire si je l’aimais ! Je lui avais déjà fait mon coming out, mais il ne s’était rien passé de nouveau, il était simplement flatté que je lui aie fait confiance.
Ainsi donc, je l’ai attendu après la messe, pendant dix minutes qui m’ont semblé des heures, et je lui ai dit en bas de chez moi que j’avais cru, que l’an passé, il avait des sentiments pour moi. C’était une demi-déclaration, puisqu’en réalité j’avais toujours des sentiments pour lui, mais c’était le mieux dont je me sentais capable. Je dois avouer que sa réponse m’a plutôt désarçonné : "mec, tu penses que je suis gay ?", avec une vraie inquiétude dans la voix. Et j’ai dû, dans un moment assez surréaliste, le rassurer sur sa propre sexualité. Lui était sûr d’être hétéro, parce qu’il me disait trop aimer les filles, mais un ami à lui, gay, lui avait déjà demandé s’il l’était, preuve que je ne m’étais pas entièrement fait un film. Il me posait beaucoup de questions, me demandait si je n’avais pas trop souffert, adorable en somme, pendant que moi, je ne pensais qu’à m’enfuir de cet enfer. J’ai vraiment compris ce jour-là l’expression "vouloir s’enfouir six pieds sous terre". Je l’ai quitté entre rire et larmes, soulagement et déception, mais heureusement mon meilleur ami était là pour me réconforter.
Depuis c’est le vide en terme de relations amoureuses, et je dois dire que ma grande angoisse c’est de ne me trouver personne. Je ne suis jamais sorti avec qui que ce soit, les filles parce qu’elles ne m’ont jamais attiré et que ce serait très irrespectueux pour elles, les garçons parce que malgré tous mes efforts, je n’ai encore jamais rencontré personne de gay qui ait mon âge. Vous allez me dire : tu es à Paris, paradis pour les gays, débrouille-toi pour sortir, va dans le Marais, bref vis un petit peu ! J’y suis allé figurez-vous, je dois dire que le Marais c’est très libérateur et m’y balader c’est mon remède dès que j’ai un petit coup de blues, cela dit je me vois mal m’arrêter à une terrasse et draguer un groupe d’inconnus. Quant aux associations, j’y suis déjà allé : à David et Jonathan, qui accueille des homosexuels catholiques, on m’a répondu qu’il fallait que j’aie dix-huit ans, et au MAG, qui accueille des jeunes LGBT, je n’ai vraiment pas aimé l’ambiance.
Je suis arrivé pendant un anniversaire, ce qui déjà ne facilitait pas les relations étant donné que le local était noir de monde et que les gens se connaissaient entre eux, mais c’est surtout leur attitude qui me mettait très mal à l’aise. Certains auraient pu passer inaperçus, mais d’autres multipliaient les blagues salaces. Entendons-nous bien : je n’ai absolument rien contre les gens, gays ou pas, qui montrent leur différence de quelque manière que ce soit, qu’ils rient fort, qu’ils soient efféminés ou plus masculins, mais les blagues sur le sexe j’avoue que j’ai du mal. Entre potes passe encore, mais dans une salle remplie à ras bords, voir un gay mimer une fellation à un autre, deux fois, ça ne m’inspire pas confiance. Le pire a été quand un gars m’a dit pour rigoler que la seule position dans laquelle il voudrait me voir devant lui était à quatre pattes. Je suis sorti en ayant à la fois envie de rester et de prendre mes jambes à mon cou, et je n’y suis pas retourné. Je sais que dès l’année prochaine en hypokhâgne, cela ira déjà mieux, et qu’avec ma nouvelle vie d’adulte je ferai des rencontres ; mais en attendant, comment est-ce qu’on est censés vivre notre vie d’ado ? Vivre dans l’espoir du lendemain ça n’est pas vivre, c’est juste attendre, et ça commence à faire long. Si ce n’était que ça, tout irait pour le mieux, mais l’image des gays exacerbée par les récents débats sur le mariage pour tous est que nous ne pouvons pas avoir d’enfants, qu’être homosexuel c’est renoncer à son désir d’être parent, parce que ce ne serait pas bon pour l’enfant lui-même. Or je ne sais pas vous mais moi, je meurs envie de me marier un jour et d’avoir des gosses, pas en réaction aux propos que j’ai entendus mais parce que c’est bel et bien le sens de la vie pour moi, qu’on ne peut rien faire de plus beau qu’élever un enfant, si possible à deux. Cependant, avec tout ce qu’on dit sur le milieu gay, que j’ai relevé y compris sur des forums gays, comme quoi les homosexuels multiplient les partenaires et ne jugent que sur le physique, je me demande sincèrement si je plairai un jour à quelqu’un, qui en plus pensera comme moi. Je n’ai juste aucun exemple d’homosexuels en couple stable, ou alors uniquement de célébrités, qui ait réussi à fonder une famille. Je sais que c’est terriblement cliché et presque effrayant d’y penser aussi tôt mais je n’y peux rien, je suis du genre romantique et être gay ne devrait pas y être un obstacle. Je ne crois pas avoir plus envie de me marier que mes amis, mais les hétéros n’ont pas à y penser, cela coule de source, tandis que moi si, d’où la prégnance de cette question.
J’ai rencontré ce genre d’arguments dans mon aumônerie, au moment donc des débats sur le mariage pour tous, et j’ai été assez sonné par ce que j’entendais. Puisqu’ils étaient tous catholiques, je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient tous d’accord avec l’idée, mais pas non plus à ce qu’ils soient tous contre. Je me suis retrouvé face à dix personnes, de mon âge ou presque, à l’exception des animateurs, que je connaissais depuis des années et qui me soutenaient, que je n’avais droit à rien. Seuls deux d’entre eux restaient muets, ne sachant pas trop où se placer. Personnellement, la question de l’ouverture au mariage et à l’adoption ne se pose même pas, ce sont nos droits, à nous de choisir ou non d’en bénéficier mais nous devrions tous pouvoir y prétendre. Leur obstruction a été une vraie gifle. D’autant plus que leurs arguments étaient tous plus insultants les uns que les autres : on risquait par exemple de légaliser la pédophilie ou la polygamie dès lors que l’on autorisait le mariage. Drôle, n’est-ce pas, de voir à quel point toutes les idées se mélangent dès que l’on parle d’homosexualité…
La plus grosse baffe, je me la suis prise quand mon église a invité Philippe Arino, homosexuel notoirement connu pour son opposition farouche au mariage pour tous. Et pas à titre personnel, ce que je respecte parfaitement, mais au nom de toute la communauté. Selon lui, l’homosexualité vient de l’enfance, peut apparaître si l’on a un jumeau — pas de chance, dans mon cas c’est une jumelle —, représente un manque compulsif d’amour qui ne peut être comblé dans le cadre d’un couple de même sexe, car ce dernier se raccrochera toujours à des éléments bassement matériels, comme des voyages, pour perdurer. Étant bien entendu que les homosexuels ne peuvent pas avoir d’enfants, qui sont à ce moment un moyen de se faire aimer davantage et de consolider le couple. La seule solution étant de se tourner vers Dieu, seul à même de combler cette blessure originelle. En entendant cela, j’ai vu tout ce que j’avais péniblement construit s’écrouler peu à peu. Tout ce qu’il disait acquérait une validité certaine puisqu’il était lui-même homosexuel et qu’il disait s’appuyer sur son vécu. Je crois que je n’ai jamais autant détesté quelqu’un qu’à ce moment précis. Il a fallu que mon père me fasse cette simple remarque, à savoir qu’il était homosexuel, pas hétéro, et donc qu’il ne pouvait comparer les deux types d’amour, pour que je reconsidère tout ce qu’il avait dit. Quand on sait que ce gars a donné des conférences dans des lycées privés, j’ai vraiment de la peine pour tous les jeunes gays qui l’ont écouté. J’ai donc récemment envoyé une lettre à mon responsable de groupe pour lui signifier, le plus respectueusement du monde, que je quittais définitivement l’aumônerie. Cela faisait de toute façon un bon moment que je n’étais plus catholique.
Mes parents, justement, nécessitent également un petit paragraphe. Je leur ai fait mon coming out en fin de première, et je n’aurais honnêtement pas pu espérer meilleures réactions. Ma mère a éclaté de rire en l’apprenant, pas parce qu’elle ne me croyait pas ou qu’elle trouvait ça ridicule, mais je ne sais pas, sans doute parce qu’elle est très extravertie et qu’elle était réellement heureuse pour moi. Je n’avais jamais cru qu’elle me rejetterait mais je craignais de la décevoir, parce qu’elle m’avait déjà parlé de petite copine. Quant à mon père, là je savais que je ne courais aucun risque : son meilleur pote, mon parrain donc, est lui-même homosexuel. Sa réaction a été ahurissante, une non-réaction. Il a dû juste me dire "bon, d’accord", et changer de sujet, ce qui n’est absolument pas une trace de gêne parce que mon père est vraiment ouvert et tolérant, simplement très libéral concernant la vie privée. J’étais presque déçu de sa réponse, le petit événement de la journée s’était transformé en non-événement. On n’en a pas vraiment reparlé, sauf avec ma mère qui m’a conseillé d’aller voir mon parrain. L’ennui c’est qu’ils ne peuvent pas se mettre en place et qu’il est difficile pour eux de me prodiguer des conseils. Tout juste mon père m’a-t-il dit que je ne prenais pas la voie la plus facile. Sans blague papa, merci, je n’avais pas remarqué… Pour le reste de ma famille ce sera sans doute plus compliqué, j’ai un grand-père qui vote probablement FN ainsi qu’un oncle et une tante qui ont participé à la Manif pour tous à Paris. Cela dit politiquement il y a de tout dans ma famille, c’est ça qui est bien. Ça promet des débats enflammés au moment de mon coming out et plus encore lors de mon mariage.
Ce qui me blesse davantage en ce moment, c’est plutôt l’homophobie cachée de mes propres amis. Homophobie étant prise ici au sens le plus faible : je ne vis rien de ce que peuvent endurer d’autres jeunes gays comme moi dans des villes plus modestes ou des petits villages. Mais, depuis qu’ils le savent, malgré leur acceptation totale de mon orientation sexuelle, il leur échappe de temps en temps un commentaire, une blague sur le sujet, parfois sans même qu’ils s’en rendent compte. C’est ce que j’appellerais "l’homophobie passive", celle prononcée même par les plus ardents défenseurs de la cause homosexuelle, qui simplement ne se rendent pas compte des clichés qui les imprègnent toujours. Une copine par exemple, me disait qu’elle me voyait carrément passif, sous prétexte que je suis trop gentil pour être actif. Je ne voyais pas ce qui l’autorisait à faire un pronostic, peut-être erroné de toute manière, sur quelque chose qui ne regarde que moi. C’est vrai qu’honnêtement, la sodomie est quelque chose qui nous rebute tous un jour ou un autre, parce qu’elle semble dégradante, parce qu’elle est la première chose à laquelle tout le monde pense quand on dit "homosexuel". Non seulement deux gays ne sont pas obligés d’y recourir, non seulement les hétéros peuvent aussi la pratiquer, mais surtout tout dépend du mec avec qui l’on est. On en a envie avec un, pas envie avec un autre, et quand bien même on est exclusif, encore une fois être gay ce sont aussi des histoires d’amour, des sentiments forts et vrais, pas seulement du sexe comme Christine Boutin et consorts aimeraient bien nous le faire croire. J’ai appris ça en regardant Looking, une série sur trois potes gays à San Francisco, que je conseille à tous ceux qui veulent s’accepter, comme Glee d’ailleurs, bien qu’il ne faille pas la prendre au premier degré. Même mon meilleur pote m’avait dit, à la cantine devant tout le monde, que j’aimais bien lécher les couteaux… C’est la seule fois où il m’a fait une blague aussi vaseuse et je me suis vraiment énervé, parce qu’en privé ç’aurait sans doute été drôle, comme deux gars peuvent se charrier mutuellement, mais devant tout le monde c’était inacceptable. On en a reparlé au téléphone, il ne voyait pas où était le mal puisque ma sexualité était publique selon lui. Là encore, il confond comme beaucoup d’hétéros orientation sexuelle et sexualité : je n’ai aucun problème pour rigoler sur le fait que je suis gay, comme je vous l’ai dit je suis le premier à m’en marrer, mais en revanche je considère impossible de parler de sexe devant tout le monde quand je suis le seul concerné. Ou alors, que chacun évoque ses propres expériences, ce qui sera déjà beaucoup plus drôle. Une amie m’avait dit très justement que c’était dû au fait que j’étais en quelque sorte "le gay de la bande", et loin de me vexer, elle avait parfaitement raison : tant que je suis le seul qu’ils connaissent, ils continueront amalgames, confusions, et blagues franchement douteuses. J’ai poussé un bon coup de gueule et je crois qu’ils ont tous compris, sinon je ferai pire la prochaine fois. Ce sont de supers potes, honnêtement vous les adoreriez, mais si de temps en temps les hétéros pouvaient se mettre un tant soi peu à notre place, les esprits évolueraient plus vite.

Merci à vous d’avoir lu ce pavé, je crois que j’avais autant besoin de me livrer que de soutenir un peu ceux qui peuvent me lire. J’ai découvert ce site alors que tout va bien ou presque, mais je me suis reconnu dans beaucoup de témoignages. Je voudrais juste dire aux jeunes qui se posent des questions qu’il n’y aucune raison pour qu’un gay ne puisse pas mener sa vie comme tout le monde, ou au contraire faire comme il veut. Chacun est libre de ses choix, et on ne devrait pas se soucier de la réaction des autres face à ceux que nous faisons. Nous devrions être libres, nous les premiers, de tous les clichés et de tous les a priori que véhicule l’homosexualité. On n’est pas homosexuel(le), bi ou trans, on est nous-mêmes avant tout. Mais puisqu’on l’est, autant voir le bon côté des choses : on n’aura pas la même vie bien rangée que les hétéros, parce que nos choix seront toujours légèrement politiques, on aura un peu plus d’empathie et d’indignation que les autres. À l’aumônerie mon responsable de groupe m’a dit une chose intelligente : "tu as de la chance d’être gay". Je crois, oui. Je ne changerais pour rien au monde en tout cas.

 
Témoignage reçu en mai 2014
 
* le prénom a été modifié
 
Pour témoigner sur le site de C'est comme ça, vous pouvez écrire à l'adresse suivante : cestcommeca@sos-homophobie.org. Attention à bien lire la charte des témoignages avant de nous écrire.
 

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